27 juillet 2016
Saint Denis d'Oleron
Et aussi, du sable partout dans la chambre quand t'enlève ton maillot et la queue à la douche, la plage, le vent, la mer chaude, la mer trop froide, les vagues (ça c'est le mieux), le cerf volant, la planche sur les vagues, la plage déserte, la plage noire de monde (comment ça se peut?).
Vacances famille heureuse...
23 juillet 2016
l'eau-qui-pique
La galère que j'ai eu pour retrouver mon blog! Quelles complications!! Alors je me dis qu'il faudrait mieux que je le maintienne vivant, même si c'est pour dire rien du tout.
Et puis Sylvie sera contente, c'est le principal!
Alors tiens Sylvie, pour toi, la photo de maman hier, devant sa bouteille d'eau-qui-pique
26 janvier 2014
Silver lining in Laos
Oui, mais on voudrait bien aussi que tout se déroule comme l'a dit le programme. Si le programme le dit c'est que ça ne peut être que comme ça et pas autrement. Et voilà que le bel hôtel ou une chambre est réservée pour nous depuis longtemps a donné Notre Chambre a quelqu'un d'autre.
Grr...
-"Allez de l'autre côté de la rivière, vous allez voir, il y a un bel hotel tout neuf, très beau, avec une piscine", (comble du luxe dans cette région reculée). Bon, on est pas très contents, mais on y va.
Nous sommes accueillis par un allemand charmant, qui maitrise le français. Il est désolé, il a séminaire yoga-méditation. Toutes ses chambres sont prises. Pas si reculée que ça, on dirait la région?
Re-grr, très marqué du côté de Monsieur Garden.
On nous balade encore de guest house en petit-hôtel-qui-ne-paye-pas-de-mine. Monsieur Garden explose.
-"Puisque c'est ainsi, nous rentrons a Luang Prabang! Tant pis pour de nouvelles longues heures de route! Nous rentrons, c'est dit!"
Il ne veut plus avancer, reste renfrogne au fond de la voiture. Je vais seule voir un autre endroit, pas très accueillant de l'extérieur, la chambre est tout a fait correcte. Mr Garden vient voir, on se dit que pour une nuit seulement, c'est pas si mal et que l'on pourra poursuivre le voyage comme prévu.
La chambre est bien, on entend un peu beaucoup la télé de la chambre d'a côté, le son trop fort. Mais de grands tissus oranges sèchent sur la terrasse, on ne dit rien pour le bruit.
On se promène dans le jardin, c'est beau, c'est le long de la rivière, devant de très hautes falaises, des montagnes élevées, un paysage magnifique. Soudain une fille surgit les bras plein de légumes et s'adresse a nous comme si on se connaissait depuis toujours. Elle parle un anglais parfait, avec un adorable accent australien (d'habitude l'accent australien est le plus horrible du monde), elle a fait ses études la bas, puis est revenue au pays pour ouvrir sa propre guest house.
-"Vous avez commandé votre repas de ce soir?" Comme si on habitait ici depuis plusieurs jours et qu'on avait largement eu le temps de se faire aux coutumes de l'endroit.
-"Non, justement on vous attendait, et on commande tout de suite."
Elle est adorable, on commence a être rudement contents de s'être fait viré de l'autre hôtel. Tout le monde est gentil ici. Et on nous dit que le repas nous est offert suite aux déboires vus plus haut et suite a la grosse colère de Mr Garden, pourtant déjà oubliée. Des moines en robe orange vif et orange plus foncé se promènent partout.
Le repas est délicieux, comme il est gratuit, on s'offre une bouteille de Merlot du Chili pour fêter notre mauvaise fortune, on entrevoit nettement les contours argenté derrière le nuage noir, le silver lining, (explication du titre pour les non anglophones qui me lisent.)
Grâce au vin et a l'excellent matelas, on dort très bien. Bien sur de l'autre côté de la cloison, a 4 heures du matin, heure des prières et de la méditation, la télé Thaï se met a hurler a nouveau. Robe orange. On dit rien. On se rendort.
Au petit déjeuner, ils sont tous la, les moines, robes oranges, bonnet sur la tête, emmitouflés dans des couvertures, oranges aussi. On est dans les montagnes, il fait très froid la nuit. Ça caille ici. On déjeune dehors sur la terrasse près de la rivière, il fait 8°, peut être 10°. Le pain et le café sont délicieux, je me lève pour prendre mes bruyants voisins en photo. Ils posent gentiment, l'un d'eux mange du bétel. Je ne conseille pas l'odeur du bétel le matin avant le petit déjeuner. Et comme il y a la wifi partout, dans cette région pas si reculée que ça finalement, je poste les photos sur Facebook. Et je leur montre.
Ils sont fous de joie, ils ont tous leur téléphone portable, ils sont tous abonnés a Facebook! Je tombe des nues. Et moi aussi, je suis folle de joie. On est tous super contents super heureux. On se prend en photos, on se retrouve tous sur les Facebook les uns des autres. Pour que Sathu puisse rentrer mon mail sur son téléphone, je lui prends le téléphone des mains, je tape le numero, et....
Je ne peux pas le lui rendre!! Il ne peut pas accepter quelque chose des mains d'une femme, une qui de plus est debout a sa hauteur! Pourtant la veille a Luang Prabang, j'avais bien compris qu'il fallait être a genoux pour les offrandes, par signe de respect. La ils ont beau être en vacances et très cool, il y a quand même des choses qui ne sont font pas. Bon, je dépose le téléphone dans son écharpe, et l'incident est clos. Je fais encore deux trois gaffes du même acabit, et je comprends enfin a la dernière photo que c'est mieux de m'asseoir par terre, même s'ils me font fait une place sur le banc a leur côté.
Décidément on est super contents d'avoir échoué dans cet endroit extraordinaire, contre notre propre volonté. Cela nous montre que la veille au soir, quand on grognait, c'est qu'on avait pas compris qu'il fallait suivre le flot de la rivière, qu'on était loin du Tao de la vie, et pourtant, notre KARMA nous réservait de belles choses.
Car tout le reste de la journée a été pareil. La rencontre de Suzanne et Hans dans la pirogue qui remonte la rivière Nam Ou jusqu'à Muong Ngoy, la marche dans les rizières asséchées, les villages Hmong, mama Kham, traverser pieds nus la rivière parce que le pont est tombe, les beaux tissus cardés et tissés devant nous, les paysages, le dîner, et tout le reste du séjour, le Laos, les Laos, peuple magnifique et tellement attachant, qu'il restera ancré en nous pour longtemps.
23 décembre 2013
C'est Noël
send you & family their heartiest greetings for
Merry Christmas
&
A Very Happy 2014
Special Prayers for
Peace, Tolerance and Co-existence amongst
Peoples of all Faiths
For
Peace in the World"
D'autres ont suivi, elles disent toutes la même chose, c'est la joie dans le cœur de tous, tout comme c'est aussi la joie pour tous pour le Nouvel An Chinois, pour Dipawali, pour Hari Raya.
On ne pratique pas le politiquement correct dans le pays ou j'habite. On appelle un chat un chat. Un malais est musulman, un indien majoritairement hindou, quelquefois chrétiens ou musulman aussi, un chinois est bouddhiste, ou chrétien. Chacun fait son truc et tout le monde se moque de tout le monde. Les Orang Puteh, (les blancs) sont classes d'office Chrétiens, d'où tous les joyeux Noël a longueur de journée.
La se pose un problème, tu leur dis quoi en retour? Joyeux Noël a toi aussi? J'ai trouve Happy Holidays, le truc politiquement correct, ils se marrent, ils trouvent ça idiot. Ce que je dois faire, c'est attendre le mois prochain pour leur souhaiter Happy (Chinese) New Year, et attendre encore un peu plus longtemps, vers le milieu de l'année, pour dire Selamat Hari Raya (la fin du ramadan), demain j'arrête de répondre Happy Holidays, et je continue de dire merci Thaaank Youuu very much, avec un gros accent français et en insistant sur le merci.
Demain le 24 decembre, je vais guider au musée, qui présente l'Histoire de la Malaisie, avec un bonnet rouge a pompon blanc sur la tête. Musée d'un pays ou l'islam est religion d'état, qui se touve au ministère de la culture, avec des visiteurs et le personnel musulmans. Je vais parler, en galerie B de l'arrivée de l'islam, toujours avec mon bonnet. Et je sais que je ne vais choquer personne, tout le monde va trouver ça sympa, et tout a fait a propos.
Et pendant ce temps la en France, dans certaines écoles, le Père Noël n'est pas passé pour ne pas heurter certaines sensibilité, on se plaint d'une crèche dans un bureau des Chemins de Fer ...
07 août 2013
L'Ardeche médiévale
Cette fois ci, on a pris la voiture, et la, tout près on découvre de magnifiques villages anciens, des ruelles pavées de galets, des arches, ça grimpe sec, et descend rude, on admire.
Et puis on a visité, les Vans, des Vans, on est parti voir Banes, Naves et sa jolie église romane, et encore Thines, ne pas faire la route quand on a faim, c'est sans fin, et il y a encore Joyeuse, l'Argentiere, Montréal. Toutes sont des villes ou villages médiévaux.
22 juillet 2013
Viens..... Voir les comédiens..
02 juillet 2013
Champagne!
19 septembre 2012
L'été malade
...C'est juste ce que je viens d'attraper...
Apres moult examens et un été en train entre l'Institut qui s'y connaît et la maison*, on m'annonce ce matin que non, je n'ai pas de cancer, que oui, peut etre bien plus tard, et qu'on va donc enlever le morceau de peau qui nous embête bien.
Au lieu de guider au Musée National de Kuala Lumpur, au lieu de rejoindre Monsieur Garden dans son usine, au lieu de courrir comme une dératée pour ne pas être en retard à l'école et finir dans la piscine, au lieu du soleil et des orages, de mon Grand Garçon, du Club de Lecture, de Anna et ses Garçons, des copines, je vais profiter des premiers frimas, des chiens aboyeurs du voisin, de la vie en célibataire, de la maison fermée pour l'hiver, triste et froide.
Maintenant, attendons.
*note à qui de droit: et sans black tooth
24 juillet 2012
Hey You! Long time no see...
Mon problème était les photos, sans photos, pas de blog, mon truc, c'est commenter sur des photos... Bon alors voilà, j'ai trouve.
Ha ok ce n'est pas si simple. Voilà un essai alors.
Blogger et iPad
20 mai 2012
Martina Rozells
Il tient à avoir la protections des Britaniques contre le Siam.
Selon de nombreuses sources contemporaines de l'époque, y compris l'affirmation même de son fils le Colonel William Light, Martina Rozells est la fille du Sultan Muhammad Jiwa Zainal Adilin II (reigne 1710 to 1778), le 19eme sultan du Kedah, et d'une de ses femmes de second rang.
Pourquoi de second rang,?
Le sultan est agee, il a deja plusieurs epouses et sa descendance est assuree. Celle ci vient plus tard, elle est jeune, sa mere est siamoise, son pere est d'origine portugaise.
Elle est catholique, et non! on ne lui demande pas de se convertir pour epouser le Sultan. Ce qui fait qu'aujourd'hui, on prefere dire que Martine est une enfant adoptee.
Et dans la littérature, on la trouve souvent appelée La Princesse du Kedah.
Elle parle le thaï, le malais, et elle apprend l'anglais par la suite.
Ils sont mariés à la cour du Sultan. Ils vont vivre ensemble pendant 22 ans.
Dans une déclaration de 1848, dans l'East Indian Gazeteer à propos de l'acquisition de
Penang par la Compagnie on peut lire ceci: "l'île de Penang à été accordée à Martina
par le Sultan à l'occasion de son mariage avec Francis Light.
A la suite de ce mariage, Light reçoit le titre de Deva Rajah, un titre honorifique
traditionnellement réservé aux plus hautes personnalites de la Cour et à la famille du
Sultan. De ce fait Light s'établit dans les rangs de l'aristocratie malaise.
Plusieurs barrages ont empêché cette union:
1- elle est demie caste.
Aujourd'hui on dirait qu'elle est eurasienne, au 18 eme siècle, on disait qu'elle était demie-caste asiatique, on la regardait de haut dans la communauté anglaise. C'était un petit monde Penang à cette époque, c'était le début de l'installation des premiers colons anglais, ils venaient principalement d'Inde et considéraient comme personnages
importants, même si la vie ne devait pas être très facile sur une petite île.
2- La religion Light était un officier anglican de l'église réformée d'Angleterre qui n'avait aucunement la possibilité de se marier avec une femme catholique. Au 18 eme siècle, il y avait encore de gros préjugés contre les catholiques, (ils avaient été persécutés à l'époque d'Henry VIII)
3- C'est une "native" Light ne pouvait pas se marier avec elle à cause de la pression sociale associée avec un officier britannique qui a une relation avec "une native". Ça ne se faisait pas, les employés qui n'étaient pas mariés avaient le droit d'avoir "des relations" avec des dames du pays, prendre une maîtresse, mais pas de lui apporter la naturalisation britannique par le mariage.
Cette pression a existe jusqu'à la fin de la décolonisation. ( cette information m'a été donnée de vive voix par un ancien responsable de la Socfin, grandes plantations
d'hévéas, société française, exploitée par les britanniques, les règles de vie y étaient a peu de choises pres les mêmes que celles du 18 eme siècle)
4- Les règles de la Compagnie
Light aurait perdu sa réputation et à la suite son travail s'il avait annoncé officiellement
qu'il était marié avec Martina.
De ce fait, elle a du se faire accepter, aux yeux de l'administration de la Compagnie des
Indes comme la femme qui cohabitait avec Light. Comme une maîtresse officielle, mais
pas comme sa femme légale.
Ci dessous, la Maison de Suffolk House, la maison de Martina.
Elle a eu cinq enfants, elle devait être de solide constitution, car on mourrait très jeune
en couches à cette époque. Deux garçons: William, né en 1786 (1839) et Francis
Lanoon, et trois filles Sarah, née en 1779 (1839) Mary et Anne.
Francis Light est mort en 1794, en laissant à elle et aux enfants toutes ses possessions, et la magnifique maison Suffolk House, les terres autour défrichées et cultivées, toutes les plantations de poivriers, muscade, épices qui etaient l'or de l'epoque.
Mais après sa mort, ses associés ont promptement fait transférer ses biens en leur
noms, dont bien sur le palais de Suffolk House.
Martina s'est battue en justice, elle a cherche à défendre ses biens, principalement au
nom de ses enfants.
Mais elle n'était pas mariée légalement, et comme on l'a dit plus haut, une demie-caste,
elle ne pesait rien devant l'administration de la Compagnie.
Elle s'est battue longtemps, n'a pas cédé à la pression, et en 1811, soit 17 ans après la
mort de Francis Light, on lui a donné une pension pour faire arrêter les poursuites,
mais elle avait déjà perdu sa belle maison.
L'Honorable Compagnie préférait voir cette demeure dans des mains britanniques plutôt que de voir la justice se faire. Selon le département de la conservation du Patrimoine Suffolk Estate a été vendu en 1805 par les exécuteurs testamentaires de Light à William Edward Phillips, un des premiers gouverneurs de Penang.
A cette époque elle s'était remariée avec John Timmers en 1799, c'est ce mariage qui a
inauguré la petite chapelle que l'on voit encore aujourd'hui à l'intérieur de fort Corwallis.
(on ne sait rien de John Timmers, il était probablement catholique lui même, et pas un
officier de la Compagnie des Indes car lui n'a pas eu l'air d'avoir de problème pour se marier religieusement avec une demie-caste!)
Et l'histoire de Martina ne s'arrête pas la, elle se poursuit avec ses enfants:
Comme ses parents n'étaient pas maries, il est considéré comme fils illégitime.
Sarah, sa seconde fille est née en 1779, elle se marie le 28 décembre 1794 (elle a 15 ans) à Calcutta au Général Welsh, un officier de la Compagnie des Indes, ne en 1775 (il
a 19 ans), elle se marie dans la haute société, à une famille riche et respectée, son
beau père a été un des directeurs de la Banque de Calcutta.
Sarah a eu beaucoup d'enfants (solide constitution comme sa mère) dont 7 ont
survécus jusqu'à l'âge adulte.
Un de ses fils, William J.Welsh est mort en 1846 à 31 ans dans le Missouri d'un accident de cheval. À sa mort, il faisait des études de médecine, il a laisse un fils John
W. Welsh.
Bien qu'il soit mort jeune et qu'il n'ait pas termine ses études de médecine, William, le petit fils de Martina Rozells a commenc une lignée de médecins et de chirurgiens qui continue jusqu'à ce jour.
Encore aujourd'hui, on trouve aux États Unis, en Australie des Welsh, médecins,
chirurgiens chercheurs célèbres.
Les six filles de Sarah et du Général ont eu elles mêmes de nombreux enfants qui ont établit des branches familiales en Australie,en Nouvelle Zélande, et en Grande Bretagne.
Document: La Gazette de Calcutta de 1848:
The statement of the 1848 edition of the East
Indian Gazeteer as to the acquisition of
Penang was as follows: 'it was granted to
Francis Light ... by the King of Kedah as a
marriage portion with his daughter'. Light
subsequently received the exalted title of
Deva Raja, an honorific traditionally reserved
for the highest court officials in the?








































