29 avril 2011

J'ai vu William! today, Buckingham mall, I saw William

 Sur le Mall, cet apres midi, autour de Buckingham Palace, on a pris un petit air de Royal Wedding.
 On entend les motards arriver, et au meme moment, nous nous trouvons sur le bord du trottoir pour traverser. Notre intention est de suivre le chemin que les maries vont prendre demain.
 Monsieur Garden me dit: shoote, shoote, j'ai le temps de prendre deux photos, et je regarde a l'interieur de la voiture, pas l'idee de continuer a mitrailler, il est la, il voit 5, 6 personnes qui attendent pour traverser, il nous sourit, il fait un signe de la main, je fais pareil. Il est beaucoup plus mignon que sur les photos.
 Show off devant les grilles du Palais
 Demain, le baiser sur le balcon, assez grand pour loger toute la royale familia.
Partout, ils ont installe leur campement. Il n'y a plus un seul drapeau en vente, plus une mug pour ma mere, plus une assiette...
Mais qu'est ce que je suis contente, j'ai vu William la veille de son mariage.

19 avril 2011

Un petit bonhomme

Nicolas bien occupe avec son nouveau telephone.

Un post pour montrer a Christian la marche du blog, c'est lui qui a choisi la photo.

10 avril 2011

Vive la Belgique

On fete la Belgique. Il n'y a pas vraiment de bonne raison, c'est tombe comme ca.
C'est monsieur l'Ambasadeur de Belgique et Madame qui nous ont recu a la residence lors de la rencontre mensuelle de l'Association Francophone de KL.
 Ici Nadine, la presidente belge de l'association fait un petit discours. Tout au fond, Monsieur l'Ambassadeur, puis Madame, puis ses parents.
Tous sympas ces belges, il nous a accueillis tres gentiment avec un excellent cafe et des petits fours a se gaver de pas bons pour la ligne, et dit qu'on etait ici comme chez nous et qu'il esperait nous revoir souvent.
 C'est un veritable choc culturel qui ne tient pas la comparaison avec l'Ambassade de France. Ouais, ok, Nous sommes aussi recus a l'Ambassade, mais Madame ne se montre pas, Madame ne recoit pas, Madame se fiche carrement de notre gueule, et snobe la communaute francaise de son plus beau snobisme. Elle est peut etre timide, je sais pas, et je m'en fiche dans le fond, mais elle a du mal a representer la France du haut de sa tour d'ivoire.
Et nous, les autres, les expat, les femmes de beaucoup moins bien qu'une Ambasade, on s'eclate, on s'amuse, on recoit, on essaie de faire honneur a notre pays.
En Malaisie, ils aiment bien les francais, mais moi je dis: ils doivent nous confondre avec les Belges.
 Et samedi, re-fete Belge, alors on a mange des moules et des frites. Les moules sont venues specialement pour nous, de la mer du nord. J'aime mieux nos moules de bouchot de l'Atlantique, la biere aussi vient de Belgique, tres bonne ils disent ceux qui boivent de la biere.
 Vous reprendrez bien une petite louche de mousse au chocolat belge Monsieur Garden? apres il se sent un peu lourd.
 L'occasion de rencontrer les maris de ces dames, ici couple pas mari et femme, de rire un peu, de faire connaissance, de raconter les grandes et les petites histoires d'expatriations, de faire le tour du monde, et d'apprendre des choses extraordinaires sur les metiers de chacun.
Deux belges maison, Nadine et Dominique, nous font chanter et repondre  a des questions sur les celebrites Belges, et il y en a beaucoup, les bandes dessinees, et ils n'ont pas que Tintin, et encore beaucoup d'autres chises rigolottes, on a tous gagne quelque chose, et au cas ou nous aurions eu encore faim, c'etait des petits gateaux secs. On a tout boulotte.

oups: a propos de l'ambassade, je ne mentionne que madame, pas le reste du personnel ni les epouses des conseillers, qui sont adorables, serviables, professionnelles. Et pour ceux qui suivent, ce n'est certe pas la premiere fois que je rale apres les ambassades de France, il y a toujours quelque chose qui cloche.

25 mars 2011

Une nuit au musee

Lors de la Nuit au Musee, le professeur Po Dharma (quel beau nom!) de l'Ecole Francaise d'Extreme Orient a parle des contes et legendes Cham, un peuple du centre du Vietnam, heritiers d'un des plus anciens royaumes d'Asie.
Ci dessus, des Chams sont venus jusqu'a Kuala Lumpur nous rencontrer lors de cette nuit au musee, mais comme la conference etait en francais, ils n'ont pas du comprendre grand chose a leur propre histoire!
 Pas besoin de comprendre, puisqu'ils la vivent et la cree tous les jours, leur Histoire. Une toute petite partie du public, venu nombreux, nuit tres reussie, merci public.
Toute la semaine, les nouvelles guides que nous sommes ont guide les eleves des ecoles de Malaisie qui apprennent le francais. Nous nous somes amusees, on a rigole, on a aime partager avec eux notre savoir sur la culture de leur pays.
Guider apporte une grande joie.
 Et j'ai aussi eu la grande chance de pouvoir visiter les reserves du musee. Comme dans tous les musees du monde, les reserves sont immenses et pleines de tresors caches. Ici un masque d'un guerrier du Sarawak, un Sea Dayak.
 Dans l'atelier de conservation, d'autres masques sont nettoyes et repares.
 Une toute petite partie des merveilles rapportees du fond de la mer de Chine par Karen et son equipe, 30 % revient au musee, il y a des milliers de bols, d'assiettes de plats, les plus neufs sont de la periode Ming. Ces bols proviennent du naufrage du Desaru.
 On repare les pots casses a l'atelier de conservation.
 Il y a dans les reserves des sarongs anciens de toute beaute. On peut en voir une grande partie au Musee du Textile, nouvellement ouvert, le reste est conserve au musee national.
 Des batiks fait a la main. Je les veux tous.
Et hop, a l'atelier pour une petite retouche. ici ce n'est pas un sarong mais une tres belle tapisserie chinoise.
Hehe, j'ai presque la meme a la maison...

21 mars 2011

Semaine de la Francophonie au Museum Negara Kuala Lumpur

Pour la semaine de la francophonie, les guides francais recoivent les eleves des ecoles de Malaisie.
Le francais est etudie en classe, ici c'est une ecole du Negeri Sembilan, les eleves n'ont pas souvent l'occasion de rencontrer des francais, ni de parler avec eux.
Aujourd'hui j'ai presente les menhirs de Malaisie, justement ceux trouves au Negeri Sembilan.
 Je ne sais pas s'ils ont bien tout compris, je leur disais, "vous me dites stop, quand vous ne comprenez pas" mais je n'ai jamais entendu stop, alors je dis: "vous avez compris?" et ils repondent: "un petit peu." Je crois que c'est vraiment un petit peu.
Ils vont ensuite etudier nos documents prepares pour eux en classe, j'espere qu'ils vont avoir tout juste a leur prochaine interro ecrite!
 Nathalie, toute nouvelle guide, comme moi a presente la legende de Hang Tuah, un heros malay du 15eme siecle. Hang Tuah est le symbole de layaute absolue, de la justice et de la verite, sur la fresque, il est beau comme tout, il plait beaucoup aux filles.
Les filles, on leur dit: " vous n'avez pas chaud avec tous ces voiles sur la tete?" ce n'est pas du coton, ce foulard blanc est en synthetique, mais elles, elles trouvent ca normal, "non, pourquoi?" elles repondent.
Puis ils ont fait une fresque dans le grand hall exterieur, dans le coeur il faut lire UPM Universiti Putra Malaysia, et non pas l'acronyme d'un parti politique.
"Je t'aime" est la phrase qu'ils connaissent le mieux et qu'on retrouve partout sur les deux grandes fresques, on a aussi la tour Eiffel et bonne anniversaire, (erreur que meme des francais font souvent), des paroles d'une chanson de Celine Dion.
Ils ont ete adorables, c'est un plaisir de parler avec eux (meme s'ils ne comprennent pas!) des eleves tres gentils qui ont envie d'apprendre et etudier.
Nous avons encore d'autres visites demain soir pour Une Nuit Au Musee, et encore mercredi et samedi, je me fais une joie de les guider.

14 mars 2011

Ma princesse, le sultan et moi

Haha nous avons eu la chance d'avoir l'auteur du livre elu par notre club de lecture, aujourd'hui avec nous.
Bien sur toutes les filles (parceque les hommes sont au travail, et le mien gardait les enfants, ils sont en vacances cette semaine) etaient presentes pour rencontrer Aubry.
Ci dessus, il pose avec Nadine, la presidente du Club Francophone de Kuala Lumpur, club francophone, et non pas exclusivement francais, elle est Belge-flamande.
Nous nous appretons  parler de son livre: Ma princesse, le sultan et moi.
Une veritable histoire d'amour,  c'est le berger qui rencontre et epouse sa princesse.
Nous ca nous plait, la princesse est la fille du Sultan du Selangor, l'etat ou l'on habite.
Les copines du club.
En Malaisie, il y a 9 sultans, qui sont rois a tour de role, tous les cinq ans, le conseil se reunit et choisit un nouveau roi, on va changer l'annee prochaine. Le sultan est bien entendu un personnage important dans la vie de la Malaisie.
Princesse se dit Tuengku en malais, la princesse d'Aubry s'appelle Tuengku Zatasha.

Les conversations vont bon train.
C'etait tres interressant de l'entendre parler de son experience de la vie a la cour, on se croirait presque a Versailles, de son mariage, de ses rapports avec le Sultan, de sa conversion a l'Islam, obligatoire pour se marier avec une princesse malaise, son pere est le garant de la religion dans son pays, et aussi de son experience avec la Malaisie, de sa vie d'expatrie definitif, du business qu'il demarre avec Zatasha.
Je l'ai un peu embete je crois avec mes remarques sur l'histoire de la Malaisie, on devient un peu trop puriste apres notre formation au musee, j'espere qu'il ne m'en a pas tenu rigueur.
Il a signe son livre a tout le monde, il a ete charmant, gentil, agreable. Dommage que sa princesse n'ait pas pu venir avec lui, celles qui l'ont rencontree ont parle d'une adorable jeune femme au port de Princesse.
on peut les retrouver sur leur blog Frog and Princess
http://frogandprincess.wordpress.com/

07 mars 2011

Danseuse

Sur un air de Verdi
Les choeurs de la Traviata, elle aime mieux que Dancing Queen, d'Abba...

05 mars 2011

Graduation day

                                             Wow wow wow, j'ai reussi!!! j'ai mon diplome!!
Sur la photo ci dessus, Datuk Ibrahim , un gars sympa et marrant, Directeur General des Musees de Malaisie me remet mon diplome.
(toutes les photos sont trop noires, je ne suis pas sur mon ordi et je n'ai pas le logiciel adequat pour rajouter un peu de lumiere)

 Photo de groupe, a genoux premier rang robe courte et talons, c'est pas trop pratique.
 Avec mon groupe d'etudes, ceux avec qui j'ai travaille dur durant ces six derniers mois, ensemble nous sous sommes donnes la main et entraides lors de nos presentations, cela cree des liens, ils ne sont pas tous la, on va les voir sur d'autres photos.
 Ah voila le groupe au complet, Dato Ibrahim et quelques uns de nos conferenciers, Karen, Cze En
 Plus pres, Angela a ma gauche responsable d'un autre groupe. Janet, curator au musee du textile, dato Ibrahim, Jamil, Magan, Lin, May, Effa.
 Avec Lynamzah, la chanteuse, l'idole des jeunes.
 La famille dans la salle, mes supporters.
 Penandt ce temps la, Jacques joue avec un serpent.
 Puis toute la famille joue avec le serpent.
Et mon mari me felicite.

09 février 2011

Museum Negara, c'est a mon tour.

Je les ai d'abord prévenu: "veuillez excuser mon accent" (mais ils disent qu'il le trouve sexy!) et mes hésitations quand je parle anglais"
Nous allons faire une promenade dans l'époque Coloniale, je vais parler de quelques hommes présents dans la galerie.
 Et dès que je suis entrée dans la galerie avec mon groupe, Il m'a semble qu'Alfonso Albuquerque me prenait par les épaules, tout d'un coup j'étais à l'aise, je me suis sentie bien, l'anglais est venu tout seul, sans effort.
Albuquerque était un formidable marin, navigateur, et découvreur, on l'appelait le César de l'Est. A la recherche de la route des épices, il savait que Malacca, au sud ouest de la péninsule malaise serait une base sure pour abriter la flotte et le commerce du Roi du Portugal.
En 1511, il s'est battu contre le Sultan Mahmud Shah et son armée d'élephants de guerre pour prendre Malacca. Il a construit une forteresse, puis est parti découvrir les iles Moluques, porteuses de poivre, muscade, clou de girofle, canelle, anis étoilé.
J'ai laissé mon copain Albuquerque pour avancer un peu dans la galerie, nous nous sommes arrêtés devant la vitrine du Nassau. En 1606, Cornelius Matelieff de Jonge, pour le compte des Pays Bas, essaie à son tour de s'emparer de Malacca, pour les mêmes raisons: les épices. Un kilog de poivre valait à l'époque un kilog d'or. C'est ici que s'est déroulé cette terrible bataille navale dont j'ai parlé dans le premier billet sur le musée, la bataille de Tanjung Tuan. Les chercheurs d'épaves, commandités par le musée ont retrouvé les canons éclatés du Nassau, et le fond de la mer jonché de boulets. Mais les Hollandais ont pu prendre Malacca seulement en 1641 apres avoir affamé la population, qui est passée de 20000 a 3000 habitants. Pas très sympathiques Matelieff et ses potes...
Les Hollandais étaient très jaloux de leur zone d'influence et n'admettaient aucune interference d'une autre puissance étrangere.
 Pourtant les Britaniques, bien implantés en Inde,  étaient eux aussi à la recherche d'une base pour leurs navires marchands et leur flotte Royale. Un type sympa, Francis Light a fait un deal avec le Sultan du Kedah: "Tu me prêtes ton ile de Penang, et nous les British avec notre Compagnie des Indes de l'Est, on te vient en aide contre le roi de Siam à qui tu dois allégeance et qui t'embete."
L'ile etait un peu trop au nord du detroit, mais possedait de l'eau et des fruits en abondance.
Il fallait défricher. Alors Francis Light a fait envoyer, d'un canon à bord de son navire, une salve de pieces d'argent dans la jungle dans un endroit bien abrité de l'ile. Et l'emplacement du futur Fort Cornwallis a été tres vite nettoyé.
Et quand le Sultan a eu besoin de l'aide des Britanniques, ils ne sont pas venus!
Voila le beau James Brooke, le Rajah Blanc c'est une très longue et belle histoire, au 19 ème siecle il a presque "civilisé" un joli coin de la terre qui s'appelle Sarawak, il a nettoyé les cotes des terribles pirates qui sévissaient dans le coin, et essayé, tant bien que mal d'empecher les Dayaks de jouer à leur jeu favori: coupeur de tete. Meme après lui et son succeseur, son neveu, les Dayaks ont continuer longtemps à jouer à couper les tetes.
 J'étais contente de moi, je n'hésitais pas, pas de euh, pas de err... je me sentais bien, les hommes dont je parlais étaient présents à tour de role, avec moi, je connaissais leur vie, mais n'avais rien appris par coeur je racontais juste ce qui me faisait envie.
Après le beau Rajah Blanc, en avancant un peu plus loin, j'ai voulu parler du pauvre coolie, il est aussi présent dans la galerie. Il etait là pour l'exploitation des mines d'étain qui étaient très demandeuses de main-d'oeuvre. Le travail etait très dur, épuisant. La température infernale, le soleil, la pluie, les orages les moustiques, la dengue et la malaria avaient vite raison de ses maigres forces. Pour survivre, il avait souvent recours à la pipe à opium, du coup, son salaire, payé une fois l'an au Nouvel An Chinois fondait aussi vite que l'étain à la fonderie.
Et puis voila les vilains, ils ont debarqués le 8 decembre 1941, quelques heures seulement avant Pearl Harbour et ont envahis la péninsule à vélo, en un mois, ils étaient arrivés à Singapour. L'horreur de l'occupation est toujours très présente dans la population, encore aujourd'hui. Ils ont été les derniers colonisateurs de Malaya.

J'aurai même bien continué à parler de "mes" hommes, je n'avais pas de stress, je me sentais à l'aise, j'ai fait rire mon auditoire, et puis j'avais terminé.
J'ai passé mes trois auditions. Bientot je serai guide officiel du musée, et là, commencera une autre aventure, car il faudra présenter les quatre galeries, et je suis bien consciente que je ne sais pas encore assez de choses pour raconter à mes touristes la vie de la Malaisie.